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	<title>hypertexte</title>
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	<description>groupe de recherche sur les écritures hypertextuelles</description>
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		<title>Rencontre-Atelier littérature numérique avec Scott Rettberg</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 15:25:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
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		<category><![CDATA[littérature numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le lundi 4 juillet 2011, Serge Bouchardon et moi organisons à Compiègne une rencontre/atelier avec Scott Rettberg.
Scott Rettberg est l&#8217;un des fondateurs de l&#8217;ELO (Electronic Literature Organization). Il dirige le projet européen ELMCIP consacré à la littérature numérique. Ce projet comprend entre autres une base de données contributive (base d&#8217;oeuvres, d&#8217;auteurs, de textes théoriques, d&#8217;événements, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le lundi 4 juillet 2011, Serge Bouchardon et moi organisons à Compiègne une rencontre/atelier avec Scott Rettberg.</p>
<p>Scott Rettberg est l&#8217;un des fondateurs de l&#8217;<a href="http://www.eliterature.org/" target="_blank">ELO</a> (Electronic Literature Organization). Il dirige le projet européen <a title="ELMCIP" href="http://elmcip.net/" target="_blank">ELMCIP</a> consacré à la littérature numérique. Ce projet comprend entre autres une base de données contributive (base d&#8217;oeuvres, d&#8217;auteurs, de textes théoriques, d&#8217;événements, de ressources pédagogiques) intitulée &laquo;&nbsp;<a href="http://elmcip.net/knowledgebase" target="_blank">Knowledge Base</a>&laquo;&nbsp;. Celle-ci a tout pour constituer une ressource importante dans le champ de la littérature numérique et contribuer à faire connaître plus largement la création numérique.</p>
<p>La présentation prendra la forme d&#8217;un atelier au cours duquel chacun pourra contribuer et partager ses propositions.</p>
<p>Cette rencontre / atelier se déroulera de 16h à 18h30 à l&#8217;Université de Technologie de Compiègne, centre Pierre Guillaumat (salle K122).</p>
<p>Pour ceux qui veulent nous rejoindre : un train part de Paris à 14h37 et arrive en gare de Compiègne à 15h30.<br />
Pour le retour sur Paris le train de 20h50 au départ de Compiègne arrive à Paris à 21h44.</p>
<p>Important : Merci de nous contacter au préalable si vous souhaitez y participer.</p>
<p>Serge Bouchardon &lt;serge.bouchardon@utc.fr&gt;</p>
<p>Luc Dall&#8217;Armellina &lt;luc.dall-armellina@utc.fr&gt;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>CR séance du groupe HYPERTEXTE – 27 janvier 2011</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=540</link>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 21:25:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[combinatoire]]></category>
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		<category><![CDATA[typographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Présents : Julien Priez, Frédérique Mathieu, Anne-Lyse Renon, Roman Seban, Elise de Terlikowski, Estrella Rojas, Luc Dall&#8217;Armellina
Julien Priez, typographe nous propose ce soir une présentation de son travail typographique et de sa démarche de travail.
Il commence par une expérience graphique déterminante menée à Eugénie Cotton de Montreuil en BTS communication visuelle en 2004.
A partir d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Présents : Julien Priez, Frédérique Mathieu, Anne-Lyse Renon, Roman Seban, Elise de Terlikowski, Estrella Rojas, Luc Dall&#8217;Armellina</p>
<p>Julien Priez, typographe nous propose ce soir une présentation de son travail typographique et de sa démarche de travail.</p>
<p>Il commence par une expérience graphique déterminante menée à <a href="http://lyceecotton.net/joom/" target="_blank">Eugénie Cotton</a> de Montreuil en BTS communication visuelle en 2004.</p>
<p>A partir d&#8217;un carnet de croquis réalisé durant cette période, il recense un grand nombre de dessins, croquis, desquels il tirera toute sa démarche à venir.Sa pratique constante du dessin s&#8217;organise sous le signe d&#8217;un &laquo;&nbsp;Oh qu&#8217;est-ce que tu regardes ?&nbsp;&raquo; et lui permet de créer un ensemble très riche et varié de situations, d&#8217;attitudes, d&#8217;angles de vues, de sujets et qui devient &laquo;&nbsp;<a href="http://www.julienpriez.com/dessins/dessins/" target="_blank">Tout ce que je vois&#8230;</a>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Nous y voyons les prémisses d&#8217;une typo à base d&#8217;imagettes, puis Julien nous montre un <a title="calligraphie" href="http://www.julienpriez.com/calligraphie/calligraphie/" target="_blank">texte calligraphié</a> puis un motif ornemental. Ces trois éléments vont constituer ensemble une première étape constructive vers la réalisation d&#8217;une <a href="http://www.julienpriez.com/projets/le-baaf/" target="_blank">typo inspirée du vitrail de cathédrale</a>, réalisée à Gand lors d&#8217;un voyage d&#8217;études.</p>
<p>Les caractères Montreuil, réalisés par Julien alors que la ville de Montreuil cherchait à renouveler sa communication visuelle, commencent par un vaste inventaire réalisé sur place, par des promenades incessantes dans la ville et s&#8217;établissent selon ce premier constat : la ville est faite pour 1/3 de pavillons, pour 1/3 d&#8217;usines en activité ou en friches, et 1/3 d&#8217;habitations hlm ou immeubles.</p>
<p>Une première série de questions se posent à lui : Comment montrer les flux, les mouvements et les changements opérés dans ce tissu urbain ? Comment mettre &laquo;&nbsp;de la vie&nbsp;&raquo; dans la typographie ?</p>
<p>A ces questions Julien va trouver des réponses depuis l&#8217;expérience de son vaste répertoire de formes et dessins réalisé plus tôt, et dans l&#8217;appropriation qu&#8217;il va faire de la programmation <a title="OpenType" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenType" target="_blank">Open Type</a> autorisant une grande variante de signes pour une même touche de clavier. Les polices, longtemps codées sur 8 bits (256 valeurs) le sont maintenant sur 24 (65 536). Ce projet trouvera sa forme à <a title="Estienne" href="http://www.ecole-estienne.fr/" target="_blank">l&#8217;école Estienne</a> en devenant son diplôme de DSAA en 2010. On peut voir depuis son site web <a href="http://www.julienpriez.com/projets/memoire-le-montreuil/" target="_blank">un aperçu de son mémoire</a> de fin d&#8217;études.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/05/specimenmontreuil.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-554" title="specimenmontreuil" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/05/specimenmontreuil.jpg" alt="" width="650" height="895" /></a>Cette typographie permet donc de combiner à volonté les signes, offrant la possibilité de créer des ligatures particulières selon les caractères en proximité.  Julien nous présente sa <a title="Etapes" href="http://diplomes.etapes.com/profiles/2102-julien-priez?project_id=3698" target="_blank">typographie Montreuil</a>, par l&#8217;exemple. On assiste à la naissance d&#8217;une composition et on se rend compte que sa typographie est très loin de ressembler à une typo traditionnelle. Chaque caractère saisi n&#8217;est justement pas un caractère unique mais une variante de forme, et chaque caractère se lie ainsi aux autres formes possibles pour se construire. Saisir au clavier les signes qui vont composer un texte dépend donc une certaine expertise de la part du graphiste qui doit expérimenter en même temps qu&#8217;il saisit.</p>
<p><iframe title="YouTube video player" class="youtube-player" type="text/html" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/embed/Za3Kbn4tceE" frameborder="0" allowFullScreen="true"> </iframe></p>
<p>=&gt; Voir aussi <a title="Le Montreuil" href="http://julienpriez.com/video/le-montreuil/" target="_blank">la vidéo</a> sur son site web</p>
<p>La typographie <a title="Le Typographe" href="http://www.julienpriez.com/video/le-typographe/" target="_blank">Le Typographe</a> se présente, elle, autant comme une typographie (ensemble de signes mobilisables par une pression sur le clavier) que comme logiciels de composition graphique, car le nombre et la fragmentation des signes y est telle que la richesse de la composition dépend de la connaissance que le graphiste possède du répertoire de signes et bien sûr de son goût visuel comme du but qu&#8217;il souhaite atteindre.</p>
<p>On peut se demander si le graphiste qui s&#8217;en sert ne doit pas également posséder un certain goût du jeu car la composition telle qu&#8217;elle nous est donnée à voir par Julien lors de sa démonstration mais aussi dans ses vidéos de présentation, procède autant de l&#8217;expertise typographique que d&#8217;un jeu spatial, on pense particulièrement à Tetris (Alexei Pajitnov-1984).</p>
<p>Cette relation au jeu, Julien la revendique d&#8217;ailleurs, et si cette singularité fait de sa typographie une sorte d&#8217;OVNI dans un champ marqué par l&#8217;histoire de l&#8217;édition, il semble du coup complexe pour un éditeur (fondeur) contemporain de promouvoir avec les mêmes moyens qu&#8217;une typo &laquo;&nbsp;traditionnelle&nbsp;&raquo;, ce travail hors normes.</p>
<p>Son travail typographique a fait l&#8217;objet d&#8217;une publication dans le <a title="Graphe" href="http://julienpriez.com/publication/publication/" target="_blank">n° 46 de la revue Graphê</a>, il est édité par François Weil et Adeline Goyet, et dernièrement dans le magazine londonien Grafik n°189. (le premier numéro de codex qui arrivera prochainement).</p>
<p>Liens vers les travaux de Julien Priez : <a title="blog" href="http://julienpriezdrawing.tumblr.com/" target="_blank">le blog</a> /// <a title="site web" href="http://julienpriez.com/" target="_blank"> le site </a></p>
<p>Merci à Julien Priez pour la présentation vivante et généreuse de ses travaux.</p>
<p>L.D.A<br />
pour le groupe Hypertexte</p>
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		<title>CR séance du groupe HYPERTEXTE – 09 décembre 2010</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=497</link>
		<comments>http://www.hypertexte.org/blog/?p=497#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 May 2011 21:09:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[générativité]]></category>
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		<description><![CDATA[Etaient Présents : Stéphan Hyronde, Gilles Canet, Jean Clément, Luc Dall&#8217;Armellina, Estrella Rojas
Cette présentation de Stéphan fait suite à la présentation de son dispositif Khôra ici devant le groupe il y a quelques temps. Le sujet se déplace puisque c&#8217;est le mémoire de master &#171;&#160;Poétique et politique de la nuée textuelle dans lʼart numérique&#160;&#187; récemment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Etaient Présents : Stéphan Hyronde, Gilles Canet, Jean Clément, Luc Dall&#8217;Armellina, Estrella Rojas</p>
<p>Cette présentation de Stéphan fait suite à la présentation de son dispositif <em>Khôra</em> ici devant le groupe il y a quelques temps. Le sujet se déplace puisque c&#8217;est le mémoire de master &laquo;&nbsp;Poétique et politique de la nuée textuelle dans lʼart numérique&nbsp;&raquo; récemment soutenu à Paris 8 en <em>Théorie et pratique de l&#8217;art contemporain et des nouveaux médias</em>, et dirigé Jean-Louis Boissier, qui fera fera l&#8217;objet de cette soirée.</p>
<p>Stéphan présente tout d&#8217;abord les notions de poétique et de politique, amenant à la nuée textuelle dans le champ de l&#8217;art numérique.<br />
1/ Le texte dans tous ses états (brisé, écartelé, suspendu, animé, canalisé, déversé, agrégé&#8230;)<br />
2/ nuée textuelle : engage une matière, entre la tension matière et sens<br />
3/ choix de ne pas se situer dans le champ des écritures hypertextuelles mais dans une tension spatiale</p>
<p>Cite P. Bootz à propos de la matérialité du texte, dans sa dimension de signe (cf. son travail sur une sémiotique en relation aux autres médias)</p>
<ul>
<li>Sur la rive du texte : vers figurés, calligrammes, schématogrammes (Mallarmé, Bessis)</li>
<li>Sur la rive de l&#8217;image : arts plastique, graphique et conceptuel (Klee, Wolfli, Ernst, Philipps, Hentaï, Opalka, Nauman, Kosuth, Weiner, Barry)</li>
<li>Sur la rive de la nuée : vers la figure (Lyotard, Derrida)</li>
</ul>
<p>Son travail de recherche se situe par delà (ou en deçà) des champs de l&#8217;art ou de la littérature : le champ numérique. Soit ce qui arrive au texte, vers où il s&#8217;avance, avec ces points d&#8217;entrée : art ascii, computer art, database art, net art</p>
<p>Stéphan signale la &laquo;&nbsp;collision entre la galaxie Gutenberg et la galaxie internet dans le cosmos d&#8217;une certaine grammatologie&nbsp;&raquo;. Il s&#8217;y produit un déchainement quantitatif : nuée textuelle mais aussi sociale (par ex. <a title="Ekkah" href="http://raphael.isdant.free.fr/ekkah.html" target="_blank">Ekkah</a>, entité virtuelle) qui rejoint le terme de &laquo;&nbsp;l&#8217;info-aesthetic&nbsp;&raquo; de Lev Manovitch.<br />
Ici une hypothèse : ce déchaînement n&#8217;est-il pas l&#8217;<em>hyper</em> des médias ?</p>
<p>Pro-gramme<br />
Stephan pose la question de savoir quelle sorte d&#8217;inscription de forme, signifiant et signifié cette nuée textuelle sera-t-elle le signe ?<br />
Jean pose la question du choix du terme de nuée : pourquoi ce terme ?<br />
La première partie du mémoire s&#8217;attache plutôt à repérer le terme de nuée avec des exemples et un lien discursif, sur le rapport au temps, à l&#8217;espace, à l&#8217;interactivité.</p>
<p>Une transition amène une discussion sur le terme d&#8217;hypertexte : hyperdimentionalité de l&#8217;espace numérique ?</p>
<p>La partie 2 du mémoire, (plus dense) commence à réfléchir à une scène d&#8217;écritures telle que la nuée la dessine.</p>
<p>Ici c&#8217;est le <a title="wunderblock" href="http://www.christian-faure.net/2010/11/13/le-bloc-notes-magique-wunderblock-de-freud/" target="_blank">wunderblock</a> de S. Freud qui sert de levier : comment l&#8217;imaginaire construit ou développe un rapport au texte ? Une ouverture : l&#8217;oeuvre (citée plus haut) Ekkah opère le rapprochement entre nuée textuelle et multitude sociale.</p>
<p>On revient en discussion sur le terme de nuée ou d&#8217;hypertexte, dans laquelle l&#8217;hypertexte serait une forme parmi d&#8217;autres.</p>
<p>Pour Jean, l&#8217;espace sémantique est saturé, chaque mot prenant la place que lui laissent les autres.</p>
<p>Luc se demande en voyant les écrans de simulation du projet présenté et à ce stade du projet, quelles seront les règles d&#8217;agencement des grains ?</p>
<p>Pour Estrella, il y a plusieurs échelles de granularités dans la notion de nuée de Stephan.</p>
<p>Pour Stéphan, il y a en fait un champ lexical très précis dans le projet, d&#8217;autre part, il y a plusieurs types de comportements et donc de règles d&#8217;agencement.</p>
<p>Luc : la nuée serait donc peut-être ici de l&#8217;ordre de la mémoire ? Elle va pourtant vers le langage (celui qu&#8217;on reconnaît comme tel le plus souvent) quand se produisent des syntagmes, accidentels ou délibérés.</p>
<p>Jean : la nuée serait donc un hypotexte, c&#8217;est-à-dire un matériau non encore formé ou re-formé ?</p>
<p>Stéphan : en même temps, ce corpus est choisi, et dans une certaine mesure il est revendiqué comme texte.</p>
<p>Il évoque le livre (2008) : &laquo;&nbsp;Art conceptuel, une entologie&nbsp;&raquo; sous la direction de Gauthier Herrmann, Fabrice Reymond &amp; Fabien Vallos, et qui contient nombre d&#8217;exemples en art conceptuel qui traitent le texte comme matériau plastique et sémantique.</p>
<p>Retour sur le <a title="wunderblock" href="http://www.christian-faure.net/2010/11/13/le-bloc-notes-magique-wunderblock-de-freud/" target="_blank">wunderblock Freudien</a> qui lui sert de métaphore pour décrire l&#8217;appareil psychique :</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/05/bloc-note-magique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-530" title="bloc-note-magique" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/05/bloc-note-magique.jpg" alt="" width="582" height="506" /></a></p>
<p>Stéphan souligne qu&#8217;il s&#8217;écarte de la notion de graphe pictural de Hubert Damisch (sur le nuage)<br />
pour s&#8217;approcher de la notion Lyotardienne de spatialité spacieuse faite de correspondances.</p>
<p>La nuée occulte, elle est donc le lieu ou peut apparaître (symbole théophanique repris par la poésie),<br />
elle est aussi le lieu d&#8217;indifférenciation, d&#8217;abstraction.</p>
<p>Jean rappelle que la liste, Jack Goody l&#8217;a montré, est une écriture, constitue un texte en tant que tel.</p>
<p>Pour Stéphan,  la nuée renvoie à une approche plastique, elle est en même temps abstraite car elle peut être très variée. Le pli infographique lui, correspond à l&#8217;emboîtement des échelles, qualité saillante des écrans info-graphiques, la graphie qu&#8217;il met en oeuvres est infinie, elle n&#8217;y a que les limites imposées par le système de production et/ou de générations.</p>
<p>L&#8217;approche de Stéphan renouvelle celle travaillée par les membres du groupe Hypertexte par une vision très plastique et conceptuelle du texte.</p>
<p>Les 3 niveaux de la scène infographique identifés par Stéphan sont : l&#8217;espace modélisé, l&#8217;interface, l&#8217;espace concret externe. Ensemble, ils trouvent leur expansion dans l&#8217;espace public concret de monstration. Voir à ce sujet les travaux du collectif anti-vj ou du chaos computer club.</p>
<p>On discute ensuite des termes d&#8217;immersion ou de submersion. Immergé ou submergé ?</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/05/manifesto.jpg"><img class="size-full wp-image-529 alignleft" title="Charles Sandison - Manifesto 2008, Grande Palais, Paris" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/05/manifesto.jpg" alt="" width="574" height="430" /></a></p>
<p style="text-align: left;">On voit la projection de Charles Sandison sur le grand Palais intitulée &laquo;&nbsp;Manifesto&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Stéphan évoque également la Nuée ascii visible dans la pièce <a title="AllOver" href="http://www.dispotheque.org/allover/" target="_blank">AllOver</a> de Samuel Bianchini.</p>
<p>Et puis cette figure historique, qui nous fait faire un grand saut temporel avec Raban Maur, moine  copiste, an 800, avec ses <a title="carmina figurata" href="http://www.ecriture-art.com/raban-e.htm" target="_blank">carmina figurata</a></p>
<p>Jean pose la question : Que lit-on quand on ne peut plus lire ?</p>
<p>Pour Luc, lire l&#8217;impossibilité de lire, c&#8217;est encore lire.</p>
<p>Stéphan signale la tenue d&#8217;un colloque &laquo;&nbsp;Stratégies de l&#8217;illisible&nbsp;&raquo; en 2003 organisé par le GRES et dont le <a title="GRES" href="http://www.mauriceblanchot.net/blog/index.php?post/2005/05/04/67-sous-la-direction-de-ricard-ripoll-strategies-de-lillisible-editions-presses-universitaires-de-perpignan-coll-etudes-2005" target="_blank">livre éponyme</a> se fait le compte-rendu :</p>
<p>(reprise après la pause)</p>
<p>Stéphan reprend le fil de sa présentation du mémoire :<br />
- émergence de l&#8217;incalculable<br />
- toute oeuvre numérique est générative (<a title="Galanter" href="http://philipgalanter.com/" target="_blank">Philipp Galanter</a>)</p>
<p>Ici il s&#8217;interroge : Qu&#8217;entends-on par générativité et comment &laquo;&nbsp;ça&nbsp;&raquo; se comporte ?</p>
<p>Il cite à ce propos la correspondance de Freud et de Joseph Brauer (à la suite de laquelle Freud invente son concept de cure analytique). Aussi Frédéric Dumont, texte (bribes de conversations captées dans la rue) ; et encore le poète B. Bretonnière (Paroles dans les brasseries, ou 71 mots pour l&#8217;île déserte)<br />
Ici Stéphan se pose la question de savoir s&#8217;il y a un texte &laquo;&nbsp;documentaire&nbsp;&raquo;, comme il y a un cinéma documentaire ?</p>
<p>Il évoque le dispositif TextArc, qui donne crédit à cette question.</p>
<p>Stéphan évoque ensuite l&#8217;incalculable qui se pose à un certain moment dans la générativité du texte mis en scène.<br />
Jean : L&#8217;incalculable n&#8217;existe pas en informatique, mais on peut le simuler&#8230;<br />
Estrella : le calcul peut  produire de l&#8217;incalculable comme expérience de l&#8217;oeuvre, au sens de l&#8217;impossibilité d&#8217;en faire l&#8217;expérience&#8230;</p>
<p>Stéphan évoque encore de Bruno Nadeau -<a title="StillStanding" href="http://bruno.wyldco.com/stillstanding/" target="_blank"> Still Standing</a> et à partir de laquelle Stephan situe ce concept novateur : l&#8217;inter-inactivité.</p>
<p>Merci à Stéphan pour la présentation rigoureuse et stimulante de son étude.</p>
<p>Pour le groupe.</p>
<p>L.D.A</p>
<p><em>en téléchargement : </em><br />
Mémoire :  <a href="http://stephan.khoralwork.net/texts/nueetextuelle.pdf" target="_blank">http://stephan.khoralwork.net/texts/nueetextuelle.pdf</a><br />
Projet khôra [ver.0.0] : <a href="http://stephan.hyronde.free.fr/khora.pdf" target="_blank">http://stephan.khoralwork.net/projects/khora.html </a></p>
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		<title>CR séance du groupe HYPERTEXTE – 14 octobre 2010</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=499</link>
		<comments>http://www.hypertexte.org/blog/?p=499#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 15:18:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
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		<guid isPermaLink="false">http://www.hypertexte.org/blog/?p=499</guid>
		<description><![CDATA[Etaient présents : Serge Bouchardon, Alexandra Saemmer, Stéphan Hyronde, Jean Clément, Estrella Rojas, Hervé Zénouda, Luc Dall&#8217;Armellina, Jean-Christophe Plantin, Thibaud Hulin.
Déprise
Serge Bouchardon nous présente Déprise, dispositif qui met en scène le sentiment de déprise qu’a un homme face à ses proches. Le dispositif est présenté en trois langues (FR/EN/IT). Il a été réalisé en collaboration [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Etaient présents : Serge Bouchardon, Alexandra Saemmer, Stéphan Hyronde, Jean Clément, Estrella Rojas, Hervé Zénouda, Luc Dall&#8217;Armellina, Jean-Christophe Plantin, Thibaud Hulin.</p>
<h3>Déprise</h3>
<p>Serge Bouchardon nous présente <a href="http://deprise.fr/" target="_blank">Déprise</a>, dispositif qui met en scène le sentiment de déprise qu’a un homme face à ses proches. Le dispositif est présenté en trois langues (FR/EN/IT). Il a été réalisé en collaboration avec  Vincent Volckaert.<br />
Notons qu’il s’agit avant tout ici de faire une lecture privée et rien ne remplacera l’expérience individuelle que devra faire chaque lecteur. La lecture qu’en propose Serge ce soir est nécessairement, «mise en scène» et commandée par les besoins de monstration dans le cadre de notre activité de recherche sur les écritures numériques.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/deprise21.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-508" style="border: 10px solid black;" title="deprise2" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/deprise21.jpg" alt="" width="560" height="331" /></a></p>
<p>Après une introduction sommaire, sous la forme d’une invitation audio de type répondeur vocal nous enjoignant de saisir la touche dièse, le propos est lancé. Sous la forme de phrases courtes, qui semblent se générer (nous en voyons la combinatoire et le processus), chaque phrase se transforme en une autre.<br />
Quelques moments de pause graphique accompagnent cette évolution du texte, jusqu’au moment où l’on est invité à choisir un rendez-vous&#8230;</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/deprise3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-513" style="border: 10px solid black;" title="deprise3" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/deprise3.jpg" alt="" width="560" height="310" /></a></p>
<p>Le rendez-vous en question ne concerne en fait pas le lecteur mais le héros de cette histoire. Le texte nous en fait le récit : hésitations, perte de ses moyens, sensation de chaleur, le temps qui semble s’arrêter, les mots qui s’entrechoquent&#8230; Bref, notre héros est en amour, comme disent nos amis canadiens. Un nouveau tableau interactif met en scène ce moment, à l’aide de typographies associées à des énoncés audio, et aussi à l’aide de procédés graphiques de traces, saturant l’espace de la scène écran, jusqu’à former un visage de femme. Pris de doutes dans cette remémoration, notre héros s’interroge.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/deprise.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-511" style="border: 10px solid black;" title="deprise visage" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/deprise.jpg" alt="" width="560" height="421" /></a></p>
<p>Une autre phase, nous fait re-jouer cette sensation de déprise : par l’audio, qu’on peut rendre réversible et altérable dans sa vitesse d’énonciation grâce au survol du texte par la souris, l’apparition de phrases composent une lettre adressée à notre héros. L’ambivalence profonde de ce message à deux sens, à deux têtes, (nous) laisse désemparé. On parle alors de la réversibilité du son à l&#8217;endroit de Carmen (passage qui a changé depuis la présentation au groupe). On évoque ici la nature Oulipienne de ce travail, aussi la petite fabrique  de littérature,  dans laquelle par exemple un changement de ponctuation  change le sens du texte.</p>
<p>Le fils du héros, lit sa rédaction sur le héros, le père (ici le héros) vit une autre déconvenue, celle d’un père qui voit dans le discours de son fils, un homme en puissance qui ne le reconnaît pas tel qu’il aurait souhaité qu’il le reconnaisse. Un survol sur la lettre entièrement lue et affichée démarrer une nouvelle lecture, déconstruite et qui par sa combinatoire, ouvre un nouveau sens, tel un sous-titrage, cruel et sans appel pour le père qui doit se rendre à l’évidence qu’il n’est pas le héros qu’il aurait souhaité être pour son fils.<br />
Le tableau suivant se décline en une suite de questions brûlantes sur l’identité, le dispositif use ici de la caméra de l’ordinateur du lecteur pour lui proposer une image de lui, mais traitée, déformée dans des spirales et volutes décomposant le portrait.<br />
La reprise de contrôle qui s’en suit est figurée par une nouvelle combinatoire de lettres, tentant de reformer d’autres mots, dans une autre syntaxe&#8230; Un écran de saisie est proposé au lecteur, qui croit tout d’abord pouvoir saisir ses impressions, mais ses actions sur les touches du clavier lui sont confisquées par le dispositif qui l’instrumente : c’est un texte déjà écrit qui s’écrit, et ce, quelles que soient les touches saisies&#8230;<br />
Il nous est tout d’abord difficile de commenter de manière critique ce travail, d’une part car c’est celui d’un ami, mais aussi peut-être plus profondément parce que ce travail sensible est une approche par l’intime, de l’intimité. On s’y reconnaît cependant, on y reconnaît les doutes que chacun peut traverser au long d’une vie. Les échos qui nous en sont proposés sont de nature sensible et en tant qu’œuvre, «Déprise» réussit le difficile paris de toucher son lecteur à partir d’une expérience qui n’a rien d’un jeu, en emprunte ça et là les modalités sans pour autant s&#8217;y réduire.</p>
<p>Notons ici que ce travail  a été montré au congrès ELO Providence (Etats-Unis) en juin dernier puis en Norvège, au séminaire européen de littératures électroniques. <em>Déprise</em> est actuellement exposé pour un mois au Palazzo delle Arti Napoli (PAN) de Naples avec d&#8217;autres créations de littérature numérique, à la suite d&#8217;<a href="http://www.elettroletteratura.org/" target="_blank">un colloque sur ce thème en janvier</a>.<br />
Après quelques échanges de points de vues saluant la qualité scénaristique et graphique du travail, nous revenons à quelques moments particuliers, notamment en termes sonores. <a href="http://zenouda.free.fr/" target="_blank">Hervé Zénouda</a> invite à Serge à réfléchir à d’autres univers sonores, peut-être moins repérés et plus en lien ou en écarts avec les moments narratifs qu’ils accompagnent. Cette remarque deviendra collaboration entre eux, puisque la version actuelle et commentée ici a été modifiée dans sa dimension sonore, avec l’insert de musiques d’Hervé.</p>
<p>Ensuite Serge présente deux de ses créations en cours : <em>Ideas</em> (ambiance de mots) et <em>Changer tout</em> (sur les synonymes).</p>
<h3>Ideas</h3>
<p>Ici le dispositif nous propose sous forme d&#8217;affichage typographique blanc sur fond noir, un parcours autour d&#8217;un champ lexical. Promener la souris sur chacun des mots qui le composent provoque sa disparition dans un &laquo;&nbsp;blop&nbsp;&raquo; sonore qui évoque le jeu.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/ideas.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-514" style="border: 10px solid black;" title="ideas serge" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/ideas.jpg" alt="" width="560" height="373" /></a></p>
<p>Luc en suggère une adaptation automatique (sans clic) comme économiseur d’écran, permettant ainsi à l&#8217;utilisateur de voir l&#8217;épuisement d&#8217;un champ lexical qui pourrait changer à chaque lancement du ScreenSaver, soit l&#8217;inventaire des synonymes d&#8217;un mot, affiché de manière typo-graphique.<br />
Thibaud pense qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez d’espace entre les mots et Stephan suggère d&#8217;imaginer proposer d’autres mises en espace ; faire s’entremêler les mots par exemple, un peu à la manière des mots croisés ou mêlés.</p>
<h3>Changer tout !</h3>
<p>Cette pièce permet au lecteur de changer en un synonyme (parfois en un antonyme) les mots d&#8217;une phrase sur lesquels on clique. On observe progressivement une dérive du sens.<br />
On peut également changer tous les mots d&#8217;un seul coup.<br />
On peut également choisir de sélectionner un synonyme dans une liste de mots (cf. capture d&#8217;écran ci-après). La pièce est en effet connectée à un dictionnaire de synonymes en ligne.<br />
Le lecteur est par ailleurs incité à jouer lui-même avec le dispositif en écrivant ses propres phrases.</p>
<p>Après une démonstration au groupe par Serge, nous avons quelques questions :<br />
Celle de la longueur du texte par exemple : faut-il un texte court ou un texte long, car la proposition actuelle est très courte et si elle permet d&#8217;en comprendre le principe, n&#8217;est cependant guère une invitation à écrire pour le lecteur.</p>
<p>Jean se demande quelle est la part de création pour l’utilisateur ? Qu’est-ce qu’on lui laisse à faire ou à ne pas faire ?</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/changertout1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-515" style="border: 10px solid black;" title="changertout1" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/changertout1.jpg" alt="" width="560" height="238" /></a></p>
<p>N’y a-t-il pas la place pour des dispositifs où les lecteurs créeraient quelque chose ? On se pose en fait la question de savoir s&#8217;il y aurait un avantage  peut-être à travailler sur un texte que l’on connaît déjà (comme une  fable de la Fontaine), ce qui aurait l&#8217;avantage sans doute d&#8217;inciter à  la ré-écriture, car en agissant sur l&#8217;axe paradigmatique de la phrase,  on pourrait ainsi véritablement modifier le texte. Jean se souvient de quelques exercices d’écriture qui marchaient très bien avec ses étudiants.</p>
<p>Pour Serge, ce sont  autant de suggestions de nouvelles pièces à créer qui mettraient en jeu des activités d’écriture.<br />
Effectivement, Serge pense proposer un ensemble de petites pièces qui constitueraient une sorte d’atelier d’écriture (<em>package</em> atelier d’écriture)<br />
Luc souligne le caractère à la fois de dispositif expérimental et de logiciel (dispositif pédagogique d’atelier d’écriture) qui est présent et visible même à ce stade de la maquette.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/changertout2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-516" style="border: 10px solid black;" title="changertout2" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/changertout2.jpg" alt="" width="560" height="236" /></a></p>
<p>Jean évoque par exemple un thème d&#8217;atelier d&#8217;écritures à partir d’un texte (par exemple poème sur la Mer de Baudelaire) et de remplacer un champ sémantique par un autre champ sémantique (montagne, prison, cirque…). Soulignant que nous sommes incroyablement plus inventifs que la machine&#8230;<br />
Pour Alexandra, ce type d&#8217;écriture est de l’ordre de l’éphémère, les dispositifs en ligne qui ne sont pas (rarement) expérimentés comme outil d’écriture.<br />
Jean rappelle que si on met un lecteur devant une page blanche, il n’écrit rien le plus souvent, et qu&#8217;un dispositif doit justement pourvoir susciter une pratique. Pour Alexandra il existe autant de pratiques d’écriture sur Facebook que de gens ; on voit réapparaître une position d’auteur revendiquée, y compris dans ces espaces confinés et contraints (140 caractères pour Twitter).</p>
<p>Jean évoque la « fiction encadrante » (expérience lancée par Olivier Lefèvre à laquelle a participé Etienne Amato)<br />
et Luc celle de Thierry Crouzet : expérience de twitterature (LDA : twitter, c’est le bon côté de Facebook (le statut))</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/changertout3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-517" style="border: 10px solid black;" title="changertout3" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2011/01/changertout3.jpg" alt="" width="560" height="277" /></a></p>
<p>Stéphan cite quand à lui <a href="http://acting0ut.wordpress.com/scenographie/" target="_blank">Ekkah</a>, de AWR qui est un automate de génération textuelle en trois dimensions, à partir de statuts FaceBook.</p>
<p>Jean cite un 2ème exercice, sur l’apparition de Salammbô dans Flaubert. Ici, on débarrasse le texte en le réduisant, sans adjectif, puis on &laquo;&nbsp;regonfle&nbsp;&raquo; le texte</p>
<p>Dispositif à imaginer : Texte qui se réduit tout seul : on fait remplir les blancs pour le regonfler&#8230; Jean propose la métaphore ventriculaire du cœur avec Systole – diastole. Pour Stéphan, ce qu’il faut enregistrer, c’est le changement de texte, voir ses états intermédiaires et successifs.</p>
<p>Jean cite un 3ème exercice dans lequel le texte est fendu : on ne voit que la moitié des phrases et il faut les compléter. Pour ALexandra, la question devient &laquo;&nbsp;où est le numérique dans tout ça ?&nbsp;&raquo;. Selon Luc, le numérique apporte une médiation : tout change à partir du moment où l’on a conscience d’une relation entre une chaîne logique langagière et des actions sur elle. Il cite l&#8217;article « <a href="http://membres.multimania.fr/autograf/AUTO41.htm" target="_blank">Informatique, autoformation et bricolage</a> » dans lequel Mohammed Melyani avance que l’ordinateur « incite l&#8217;utilisateur à se pencher sur ses propres processus de pensée, c&#8217;est-à-dire à avoir une activité métacognitive dont de nombreux psychologues pensent qu&#8217;elle joue un rôle fondamental dans la capacité de l&#8217;homme à développer de nouveaux instruments de pensée. »</p>
<p>Jean évoque la notion de texte fendu chez Seymour Pepper &#8211; mais qui est aussi une <a href="http://elisabeth.tardieu.free.fr/ateliers_ecrit_creative_en_cl_de_fle.pdf" target="_blank">méthode utilisée en atelier d&#8217;écritures</a> &#8211; voir à ce sujet son livre <a href="http://www.ordiecole.com/logo/jail_espr.html" target="_blank">Le jaillissement de l&#8217;esprit</a> ( et aussi le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Logo_(langage)" target="_blank">langage logo</a> )</p>
<p>On se quitte après une séance très riche. Merci à Serge pour ce partage.</p>
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		<title>Poétique et politique de la nuée textuelle dans lʼart numérique</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=471</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Oct 2010 07:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
				<category><![CDATA[articles]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[hypertexte]]></category>
		<category><![CDATA[interstice]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[nuée]]></category>

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		<description><![CDATA[Stéphan Hyronde
mémoire sous la direction de Jean-Louis Boissier
Poétique et politique de la nuée textuelle dans lʼart numérique
[ =&#62; en téléchargement ci-dessous ]
Au travers dʼune diversité dʼœuvres issues du champ de lʼart numérique, est approché sur le plan aussi bien
technique quʼesthétique le phénomène de la nuée textuelle.
Celle-ci est dʼabord interrogée comme forme informelle participant autant de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Stéphan Hyronde</h1>
<h3>mémoire sous la direction de Jean-Louis Boissier</h3>
<h1>Poétique et politique de la nuée textuelle dans lʼart numérique</h1>
<p><span style="color: #808080;">[ =&gt; en téléchargement ci-dessous ]</span><br />
Au travers dʼune diversité dʼœuvres issues du champ de lʼart numérique, est approché sur le plan aussi bien<br />
technique quʼesthétique le phénomène de la nuée textuelle.</p>
<p>Celle-ci est dʼabord interrogée comme forme informelle participant autant de la dimension discursive que de la<br />
dimension figurale, appréhendées selon la problématique, dʼinspiration derridienne, dʼespacement.<br />
Cette forme informelle est décrite dans un premier temps comme épousant et révélant à la fois la démesure dʼun<br />
pli infographique, propre au milieu numérique, dont le concept prolonge, en le transformant profondément, celui<br />
de pli analogique attaché aux formes textuelles traditionnelles. Sʼy contracte la substitution de la logique du<br />
couple ordinateur-machine et écran-machine à celle du papier-machine. Cʼest à la profondeur écranique, à une<br />
double immersion scénographique et enfin à son extension parergonale que ce pli infographique doit<br />
principalement sa dé-mesure. Dans le contexte plastique de ce pli, se repère notamment le phénomène de<br />
linéaire textuel, compris comme nouvelle configuration spatiale et constellatoire de la matière textuelle – comme<br />
retour différent à (lʼextinction de) la ligne.<br />
Dans un second temps, ce sont les traits relatifs à son émergence qui permettent dʼanalyser successivement<br />
lʼampleur quantitative, les processus génératifs dʼapparition et de construction, puis les différentes sources de la<br />
matière sémantique formant la nuée textuelle – cette émergence offrant plus loin dʼen observer les modalités<br />
comportementales. De ces observations, se dégage lʼidée dʼinter-inactivité : forme de relation à lʼœuvre qui ne<br />
sʼoppose pas à lʼinter-activité mais se présente comme dispositif suspensif de celle-ci, par lequel se produisent,<br />
plus que des interférences, des glissements entre activité comportementale et activité lectorale.</p>
<p>Prolongeant les analyses précédentes et en se concentrant sur lʼhyperdimensionnalité de lʼespace où a lieu, en<br />
milieu numérique, la tendance de la nuée textuelle à rejoindre des formes déterminées, une transition dans le<br />
développement conduit à poser à nouveaux frais le concept dʼhypertexte.<br />
Médité sous la relation de sujétion entre le préfixe et le radical du terme, le concept se voit ici renversé vers le<br />
privilège de la dimension spatiale et figurale, irréductible au procédé technique du lien hypertextuel.<br />
Lʼhyperdimensionnalité du subjectile, dont la nuée textuelle montre mieux que tout autre forme les possibilités<br />
plastiques et sémantiques, incise toute prétention du texte à conserver les formes héritées de la logique papier-<br />
machine.</p>
<p>Cʼest en extrapolant certains de ses traits, précédemment analysés, que la nuée textuelle permet ensuite de<br />
penser son lieu comme une scène dʼécriture sans commune mesure avec celle des médias antérieurs.<br />
Sur cette scène, sont reconnues les affinités entre le Wunderblock freudien, indissociable de la manière dont le<br />
rêve y travaille lʼémergence polymorphique de ses signes, et la profondeur écranique du milieu numérique. Alors<br />
que dans lʼinterstice dʼun certain effet de miroir, entre les dimensions discursives et figurales, la question de<br />
lʼapparition ou de la disparition dʼun sujet ne se résout pas et serait même à marquer une absence de tout<br />
référent identifiable de ce genre, la nuée textuelle se dévoile comme jeu de tension entre un devenir corpusculaire<br />
et un devenir opusculaire de la matière textuelle. Sʼy configurent seulement, selon des processus dʼespacement,<br />
des points dʼentrée, de passage, et de tissage de lʼhypertexte repensé précédemment.<br />
Telle scène dʼécriture sʼavancerait dès lors, dans sa complexion, comme lieu dʼémergence considéré comme<br />
polis où se promettrait lʼinscription conjointe – la mémoire externalisée – dʼun quoi et dʼun qui inédit(s). En guise<br />
dʼouverture réflexive, esquisse de recherches à venir, la collusion entre nuée textuelle et nuée sociale est<br />
analysée en lieu et place dʼune forme rencontrée dans lʼespacement amical dʼun réseau social virtuel en plein<br />
essor.</p>
<p>Stephan Hyronde</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">en téléchargement : </span></em><br />
Mémoire :  <a href="http://stephan.hyronde.free.fr/memoireMaster2.pdf" target="_blank"></a><a href="http://stephan.hyronde.free.fr/nueetextuelle.pdf" target="_blank">http://stephan.hyronde.free.fr/nueetextuelle.pdf</a><br />
Projet khôra [ver.0.0] : <a href="http://stephan.hyronde.free.fr/khora.pdf" target="_blank">http://stephan.hyronde.free.fr/khora.pdf </a></p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/10/Image-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-475" title="Image 1" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/10/Image-1.jpg" alt="" width="500" height="353" /></a></p>
<p>Projet khôra &#8211; Stephan Hyronde 2010</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/10/Image-3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-478" title="Image 3" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/10/Image-3.jpg" alt="" width="500" height="352" /></a></p>
<p>Projet khôra &#8211; Stephan Hyronde 2010</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/10/Image-4.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-479" title="Image 4" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/10/Image-4.jpg" alt="" width="500" height="351" /></a></p>
<p>Projet khôra &#8211; Stephan Hyronde 2010</p>
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		<title>CR séance du groupe HYPERTEXTE – 06 mai 2010</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=444</link>
		<comments>http://www.hypertexte.org/blog/?p=444#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 09:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[cartographie]]></category>
		<category><![CDATA[design]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[hyperespace]]></category>
		<category><![CDATA[linguistique]]></category>
		<category><![CDATA[sémiotique]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hypertexte.org/blog/?p=444</guid>
		<description><![CDATA[Avec : Armelle Boussidan, Gilles Canet, Jean Clément, Luc Dall&#8217;Armellina, Marida di Crosta, Stephan Hyronde, Thiago Massimo, Anne-Lyse Renon, Jean-Hugues Réty, Estrella Rojas, Alexandra Saemmer.
Ce soir Armelle Boussidan, Anne-Lyse Renon, et Stephan Hyronde présentent leurs travaux, liés &#8211; de manières différentes &#8211; à l&#8217;espace du langage.
Armelle Boussidan et Anne-Lyse Renon vont nous présenter les enjeux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec : Armelle Boussidan, Gilles Canet, Jean Clément, Luc Dall&#8217;Armellina, Marida di Crosta, Stephan Hyronde, Thiago Massimo, Anne-Lyse Renon, Jean-Hugues Réty, Estrella Rojas, Alexandra Saemmer.</p>
<p>Ce soir Armelle Boussidan, Anne-Lyse Renon, et Stephan Hyronde présentent leurs travaux, liés &#8211; de manières différentes &#8211; à l&#8217;espace du langage.</p>
<p>Armelle Boussidan et Anne-Lyse Renon vont nous présenter les enjeux de leurs recherches respectives et communes au sein du laboratoire <a href="http://l2c2.isc.cnrs.fr/fr/" target="_blank">L2C2</a> CNRS de l&#8217;Institut des Sciences Cognitives de Lyon et sur le projet des <a href="http://dico.isc.cnrs.fr/fr/index.html" target="_blank">Atlas Sémantiques visuels</a>.<br />
Armelle depuis un point de vue de la linguistique et à travers une dynamique du sens (laboratoire L2C2-CNRS), Anne-Lyse depuis un point de vue sémiotique et de design graphique (Université Lyon II et <a href="http://www.erba-valence.fr/actualites/" target="_blank">Ecole des Beaux-Arts de Valence</a>).</p>
<p>Stephan Hyronde nous présentera le travail de recherche préliminaire à l&#8217;installation qu&#8217;il prépare, il fera état de la genèse de son projet et de son processus d&#8217;écritures, au pluriel, car il s&#8217;agit d&#8217;une écriture disséminante, hypertextuelle, générative et dynamique dans l&#8217;espace : un projet d&#8217;artiste en filiation avec une pensée Déridienne de l&#8217;écriture assortie d&#8217;une mise en scène toute &laquo;&nbsp;ciné-graphique&nbsp;&raquo;.</p>
<h3>Présentation d&#8217;Armelle Boussidan</h3>
<p>Armelle est doctorante en linguistique au L2C2 &#8211; CNRS où elle travaille sur le changement sémantique sous la direction de Sabine Ploux, principalement sur le projet <a href="http://dico.isc.cnrs.fr/fr/index.html" target="_blank">dico.isc.cnrs.fr</a> dit aussi des <a href="http://l2c2.isc.cnrs.fr/fr/teams/modelang/" target="_blank">Atlas sémantiques</a> (créés par S. Ploux, poursuivis par Hyungsuk Ji).<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;un outil de visualisation linguistique reposant sur un modèle géométrique de représentation lexicale basée sur la synonymie.<br />
Plus simplement, cet atlas permet de voir sous forme de cartes, les &laquo;&nbsp;régions&nbsp;&raquo; de sens de termes entrés dans l&#8217;interface. Techniquement, le logiciel se présente sous la forme d&#8217;un <a href="http://dico.isc.cnrs.fr/dico/fr/chercher" target="_blank">Applet Java accessible en ligne</a> et autorise chaque visiteur à réaliser jusqu&#8217;à 500 requêtes/jour. Ci-dessous un exemple de la carte sémantique avec le mot &laquo;&nbsp;art&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/atlas_.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-464" title="atlas_" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/atlas_.jpg" alt="" width="562" height="400" /></a></p>
<p>Le site des Atlas sémantiques, en ligne depuis décembre 1999, est utilisé dans près de 120 pays. C&#8217;est, en consultation, le premier site du domaine cnrs.fr (près de 45% de la fréquentation de ce domaine depuis 2004). Le nombre de requêtes sur un mot par jour ouvrable atteint actuellement 200 000. [ <a href="http://dico.isc.cnrs.fr/fr/statistiques.html " target="_blank">source</a> ]</p>
<p>La génération  des cartes se base sur une Analyse Factorielle des correspondances (Benzécri, 1980).  Puis un algorithme  hiérarchique établit des clusters qui sont des sous-ensembles conceptuels.<br />
L&#8217;interface est conçue de manière flexible, chaque carte est déterminée par différents critères personnalisables par le lecteur-visiteur suivant sa requête.<br />
Une fois la commande &laquo;&nbsp;visualiser&nbsp;&raquo; activée, une nouvelle fenêtre s&#8217;ouvre, montrant le dessin d&#8217;une carte contenant différentes formes de données visualisables simultanément :<br />
- les cliques (s&#8217;organisant autour des axes),<br />
- les enveloppes de mots (contenant plusieurs cliques en général et se situant très souvent à cheval entre différents clusters)<br />
- les clusters (enveloppes de sens présentes dans les cliques).</p>
<p>Pour un lecteur, observateur extérieur, la logique d&#8217;organisation spatiale s&#8217;apparente à une proxémique, au sens ou l&#8217;entendent Abraham Moles (<a href="http://micropsy.ifrance.com/moles/moles_oeuvre.html" target="_blank">Bulletin de Micro-Psycho-Sociologie</a>) et Edward T. Hall (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_T._Hall" target="_blank">La dimension cachée</a>), soit une règle du proche et du lointain dans laquelle la proximité spatiale est liée à une signification sociale. Mais jusqu&#8217;où peut-on comparer ces deux usages de la notion employée ici en sciences humaines (anthropologie) et en mathématiques (géométrie) ? Certains auteurs en linguistique utilisent aussi cette notion (proxémie) qui possède dans cette discipline un sens très différent, prudence donc, j’invite le lecteur à poursuivre l’investigation <a href="http://dico.isc.cnrs.fr/fr/diachro.html" target="_blank">sur le site du projet</a>.</p>
<p>La recherche d&#8217;Armelle porte sur la modélisation, la détection et l’analyse du changement sémantique en diachronie. Appliquée aux Atlas, sa question devient  : « comment transformer en diachronie (mouvante dans le temps) la visualisation d&#8217;une recherche qui est jusqu&#8217;ici synchronique (figée dans un état donné) ».</p>
<p>L&#8217;Atlas est en pleine évolution, son modèle est construit sur la notion de clique, l&#8217;analyse factorielle des correspondances permettant un grand nombre de paramétrages indépendants.<br />
Son élaboration et son fonctionnement reposent sur deux modèles :<br />
- une approche de synonymie (AS) faisant appel à 7 dictionnaires d&#8217;une part,<br />
- une relations de co-occurrences pour ACOM (de 1er et 2nd degré) d’atre part.<br />
Cet outil permet un &laquo;&nbsp;voyage&nbsp;&raquo; dans le texte et le mot et traite d&#8217;une polysémie extrêmement fine. Dans quelques mois, on pourra uploader (téléverser) son propre corpus car le modèle est en passe d&#8217;être mis sous licence ouverte de type GPL.</p>
<p>Jean évoque alors Etienne Brunet qui avait d&#8217;après un bestiaire d&#8217;écrivains et selon deux axes : poésie / prose, travaillé à la représentation de corpus de synonymes (lexico-graphie/métrie).</p>
<h3>Présentation d&#8217;Anne-Lyse Renon</h3>
<p>Anne-Lyse est étudiante en dernière année de design graphique à l&#8217;Ecole des Beaux-Arts de Valence où elle termine son DNSEP. Elle suit un double cursus en linguistique à Lyon II. Elle a été invitée à rejoindre comme stagiaire l&#8217;équipe du L2C2 &#8211; CNRS où elle travaille avec Armelle Boussidan également sous la direction de Sabine Ploux.</p>
<p>Anne-Lyse présente et situe son travail dans le projet. Elle s&#8217;intéresse aux relations formes-sens, à l&#8217;adéquation et à la mise en correspondances des formes graphique et du sens produit par les mots.</p>
<p>Une première investigation, appliquée aux Atlas et plus précisément au scénario d&#8217;une recherche de mot a donné lieu à une proposition de représentation graphique dynamique qui a fait l&#8217;objet d&#8217;un présentation au colloque international Néologie sémantique et  corpus : une rencontre de méthodes. Tübingen, Allemagne, 29-30 avril 2010.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/atlas2_.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="atlas2_" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/atlas2_.jpg" alt="" width="564" height="418" /></a></p>
<p>Anne-Lyse Renon / Armelle Boussidan &#8211; L2C2 droits réservés 2010</p>
<p>Elle nous montre la vidéo d&#8217;une animation [ capture ci-dessus ] mettant en scène les transformations morphologiques des cartes d&#8217;une recherche sur le terme &laquo;&nbsp;mondialisation&nbsp;&raquo; et ce, sur plusieurs années. Chaque année y apparaît comme une &laquo;&nbsp;image-clé&nbsp;&raquo;, terme utilisé par les logiciels auteurs pour signaler dans un média temporel, un changement significatif. L&#8217;animation interpole ces états différents, lissant les transformations et permettant au lecteur d&#8217;assister à une trans-formation dynamique de la carte. L&#8217;effet de sens qui s&#8217;impose immédiatement est une sorte de coalescence entre représentation graphique et sens linguistique pris dans un processus d&#8217;évolution.</p>
<p>On évoque le beau terme de &laquo;&nbsp;sismographie du sens&nbsp;&raquo;.</p>
<p>On se pose la question de savoir si les interpolations lissées (interpolées) sont toujours pertinentes, (temporellement parlant) car des événements (sociaux, économiques, politiques, géographiques, etc.) peuvent être à l&#8217;origine des évolutions plus ou moins rapides de l&#8217;évolution du sens de certains termes. Peut-être faut-il séparer &#8211; ou tout au moins, voir &#8211; les notions d&#8217;événements indépendamment de la linéarité temporelle ? Les événements procédant par sauts irréguliers (événementiels) et le temps (calendaire) par écoulement constant. Cette bi-dimensionnalité pourrait-elle permettre à d&#8217;autres disciplines scientifiques de venir s&#8217;immiscer pour éclairer ces changements ? Comment ? Le terme &laquo;&nbsp;mondialisation&nbsp;&raquo; a peut-être brutalement changé de signification après les événements violents du sommet de Gênes (par exemple) beaucoup plus qu&#8217;il ne l&#8217;a fait en un an (ou plus) auparavant ? Mais comment prendre la mesure scientifique de ces changements sans risquer une lecture par trop subjective ? Voir, pour dépasser ces questions de béotiens, la publication à paraître : Armelle Boussidan,  Anne-Lyse Renon, Charlotte Franco, Sylvain Lupone et Sabine Ploux : « Vers une méthode de visualisation graphique dynamique de la diachronie des néologies ». Actes du colloque international Néologie sémantique et corpus. Tübingen, Allemagne, 29-30 avril 2010.</p>
<p>Anne-Lyse poursuit sa présentation, Armelle réponds à la question des motivations des choix graphiques des formes des enveloppes, clusters en citant une recherche de l&#8217;ISC qui permis la validation cognitive des associations générées, au travers de tests psychologiques d’association  (Ji, H., Lemaire, B., Choo, H., Ploux, S. (2008). Testing the cognitive relevance of a geometric model on a word-association task: A comparison of humans, ACOM, and LSA. Behavior Research Methods, 40(4), 926-934.)</p>
<p>D&#8217;une manière plus générale, la recherche d&#8217;Anne-Lyse vise à mettre en scène et à interroger l&#8217;usage des formes graphiques et géométriques dans leur articulation à des situations d&#8217;énonciation. La forme est-elle toujours liée à un sens ? Démon de l&#8217;analogie (Roland Barthes dans &laquo;&nbsp;Roland Barthes par Roland Barthes&nbsp;&raquo;) : on ne voit-on que ce qu&#8217;on connaît déjà, cherchant toujours à lui trouver une ressemblance avec&#8230; Comment un mot se charge-t-il de sens ? Par quels procédés ? Quelque chose de ce procédé est-il décelable, transposable, &laquo;&nbsp;imaginable&nbsp;&raquo;, formalisable par un vocabulaire de formes géométriques ?</p>
<p>Anne-Lyse aborde la question « forme-substance » pour laquelle elle a réalisé un programme sous <a href="http://processing.org/" target="_blank">Processing</a> et qui opère la révolution d&#8217;une sphère filaire bleue sur fond noir, parfois prise de vibrations, tremblements, spasmes, indiquant que le processus de fabrication du sens est vivant. Jean évoque à cet endroit le travail de thèse de Carole Lypsic (71ème section information et communication, Carole est membre du groupe Hypertexte), qui s&#8217;intéresse à la phénoméno -technique, pour qui il existe des objets à face abstraite ET à face concrète.</p>
<p>On évoque la présence d&#8217;une dimension subjective dans le travail graphique entrepris : comment en effet différencier dans les propositions visuelles, ce qui relève de règles et ce qui relève de choix singuliers. On s&#8217;interroge : des choix singuliers ne peuvent-ils pas intégrer un ensemble structuré, une gestalt ?<br />
Anne-Lyse évoque les nombreuses tentatives de formalisation de systèmes d&#8217;images (signes typographiques, pictogrammes, idéogrammes, schémas, etc.) comme langage : <a href="http://www.fulltable.com/iso/" target="_blank">L&#8217;Isotype</a> de Otto Neurath, tentative de langage universel pictographique, en des termes théoriques et analytiques : <a href="http://tecfa.unige.ch/tecfa/research/poschiavo/conf/barcelone99/barca99_actes_dpds.html" target="_blank">l&#8217;iconomètre</a> de Peraya, le travail de Cossette &laquo;&nbsp;<a href="http://www.ulaval.ca/ikon/finaux/1-texque/imadem/IMADEM.HTML" target="_blank">Les images démaquillées</a>&laquo;&nbsp;, celui de Rudolph Arnheim, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/pensee-visuelle-Arnheim-Rudolf/dp/2080813749" target="_blank">La pensée visuelle</a>&laquo;&nbsp;, ou encore la Gestalt Théorie ou psychologie de la forme. Le postulat gestaltiste est que &laquo;&nbsp;le monde, le processus perceptif et les processus neurophysiologiques sont isomorphes, structurés de la même façon, ils se ressemblent dans leurs structures et dans leurs principes (d&#8217;une certaine façon). Il n&#8217;existe pas de perception isolée, la perception est initialement structurée. La perception consiste en une distinction de la figure sur le fond (cf. vase de Rubin). Le tout est perçu avant les parties le formant. La structuration des formes ne se fait pas au hasard, mais selon certaines lois dites &laquo;&nbsp;naturelles&nbsp;&raquo; et qui s&#8217;imposent au sujet lorsqu&#8217;il perçoit.&nbsp;&raquo; <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychologie_de_la_forme" target="_blank">source wikipédia</a>.</p>
<p>La discussion se poursuit, on évoque aussi Claire Belisle et son livre &laquo;&nbsp;<a href="http://www.photolangage.com/FR/Presentation/1_Introduction.php" target="_blank">Le photo langage</a>&nbsp;&raquo; et aussi Kandinsky avec son &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.fr/Point-Ligne-plan-Wassily-Kandinsky/dp/207032639X" target="_blank">Point et ligne sur plan</a>&nbsp;&raquo; qui tente de théoriser l&#8217;usage de la forme et sa constitution comme &laquo;&nbsp;langage&nbsp;&raquo; ou faut-il dire idiolecte ?. Car cette théorie ne semble pouvoir être que locale, valable pour une œuvre, elle ne paraît en effet guère transposable en dehors de son univers de référence.<br />
Tous ces travaux et bien d&#8217;autres montrent que l&#8217;image fonctionne comme un langage mais qu&#8217;une structure telle que la connaît la langue, échappe. L&#8217;image serait-elle &laquo;&nbsp;une oie sauvage&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;<a href="http://www.editions-arachneen.fr/acheminement.html" target="_blank">Acheminement vers l&#8217;image</a>&laquo;&nbsp;, F. Deligny), aucune théorie unifiée ne l&#8217;a mise à nue, bref, elle résiste. L&#8217;histoire de l&#8217;écriture montre d&#8217;ailleurs assez bien ces allers-retours entre figuration (pictogrammes) et abstraction (alphabet) : inconciliable union et nécessaire co-présences.</p>
<h3>Présentation de Stephan Hyronde</h3>
<p>Au début de ce travail d&#8217;écritures, évoluant dans ses aspects formels et techniques : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=1522" target="_blank">Cap au pire</a>&nbsp;&raquo; de Samuel Becket.<br />
Texte de référence, d&#8217;origine pour Stephan, et dont Adorno parle comme d&#8217;un texte absurde, comme protocole plus que comme énoncé narratif. Protocole qui passe par une écriture des verbes à l&#8217;infinitif, suite d&#8217;actions, là où le langage devient action (on pense à &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Langshaw_Austin#Quand_dire_c.27est_faire" target="_blank">Quand dire c&#8217;est faire</a>&nbsp;&raquo; de J.L Austin), et dont l&#8217;énoncé devient une scène.<br />
Puis nous voyons une série de planches montrant un travail de spatialisation, une figure de centrage du texte-prose, ni récit ni sujet énonciateur, fiction de la fiction, puisque ce récit ne contient pas de référent remarquable ou particulier Stephan à ce stade rencontre ce qui se présente comme une contradiction entre linéarité et spatialité. Question bien connue de l&#8217;écriture hypertextuelle. Le texte se dissémine, oriente une lecture non linéaire dans laquelle chaque fragment est naturellement appelé acteur par Stephan, (après l&#8217;espace l&#8217;acteur).</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/khora1_.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-465" title="khora1_" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/khora1_.jpg" alt="" width="542" height="383" /></a></p>
<p>un aspect du projet de Stéphan Hyronde &#8211; droits réservés 2010</p>
<p>Pour qualifier la capacité qu&#8217;a le texte dans ces expérimentations énonciatives  et spatiales, Stephan emprunte le terme de déhicence (ouverture spontanée d&#8217;organes végétaux clos (anthères, fruits) suivant des zones définies, pour livrer passage à leur contenu.)<br />
Le terme évoque la reproduction, la naissance, la délivrance. Chaque proposition libère en effet, par sa nouvelle organisation, une multiplicité de sens. La locution &laquo;&nbsp;C&#8217;est-à-dire&nbsp;&raquo; contient par exemple la variante &laquo;&nbsp;ce est à dire&nbsp;&raquo;. Chaque proposition est en puissance, elle exécute en fait sa propre puissance.<br />
On voit ensuite une série de représentations graphiques qui montrent différents aspects d&#8217;explosions du texte. La spatialisation devient ici radicale, explosive. Lettre, mot, expression, sont les élements premiers. A ce stade du projet, la dimension dynamique devient nécessaire, elle prend la forme d&#8217;une générativité &#8211; informatique certes mais aussi interprétative.</p>
<p>Stephan montre ensuite une animation, prototype d&#8217;étape vers une représentation possible du processus recherché.<br />
Fond noir, quelques mots apparaissent, disparaissent, dans une écriture mallarméenne pour composer un texte par combinaisons, créant des parcours. On se prend à parcourir l&#8217;espace non plus dans le balais réglé d&#8217;une lecture apprise mais dans l&#8217;errement des yeux à la recherche d&#8217;une nouvelle combinatoire : générativité.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/khora2_.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-466" title="khora2_" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/09/khora2_.jpg" alt="" width="542" height="383" /></a></p>
<p>un autre aspect du projet de Stéphan Hyronde &#8211; droits réservés 2010</p>
<p>On discute de savoir si le texte est linéaire ou non, la question se déplace vers une générativité induite par la spatialisation du texte. Le terme ne satisfait pas tout le monde : combinatoire oui, génératif non. Mais on rappelle que les contraintes d&#8217;écritures de l&#8217;Oulipo sont génératives (de variations).<br />
On cherche à qualifier nos perceptions après cette lecture spatiale : on y voit une expérience de &laquo;&nbsp;mauvais lecteur&nbsp;&raquo;, de lecture contrariée&#8230;<br />
On évoque la poésie de <a href="http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=12548" target="_blank">Gherasim Luca</a> et particulièrement <a href="http://ubu.artmob.ca/sound/luca_gherasim/Gherasim-Luca_Passionnement.mp3" target="_blank">Passionnément</a>, dans lequel la langue y est bégayée, produisant des nébuleuses de sens, produisant comme une danse : un pas en arrière, deux en avant, et pourtant un sens qui se déplace et va son chemin.<br />
On se pose la question de l&#8217;hypertextualité pour qualifier ce travail. Le concept de &laquo;&nbsp;L&#8217;oeuvre ouverte&nbsp;&raquo; d&#8217;Umberto Eco est sollicité. Stephan évoque G. Genette, pour qui l&#8217;hypertexte est un texte A transformé en texte B, un texte ré-interprété. L&#8217;exemple donné par Jean est celui de Robinson Crusoé de Defoe, ré-écrit par Jules Verne, puis par William Golding, enfin par Michel Tournier.</p>
<p>Les qualificatifs pour cette animation lente mais productive résistent. Peut-être est-on en situation de musique plutôt que de texte ? Il est vrai que la simultanéité des sens produits peut faire penser à l&#8217;accord musical, composé de plusieurs notes simultanées, entrant en résonance pour former une composition.<br />
Stephan montre ensuite l&#8217;évolution du projet qui porte le nom de khôra. C&#8217;est le titre d&#8217;un livre de Jacques Derrida, mais c&#8217;est aussi une idée qui se forme dans un tryptique &laquo;&nbsp;<a href="http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=2774" target="_blank">Passions, Sauf le nom, Khôra</a>&nbsp;&raquo; formant une série d&#8217;essais sur le nom. Extrait de la présentation du livre :</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le Timée nomme khôra (localité, lieu, espacement, emplacement) cette chose qui n&#8217;est rien de ce à quoi pourtant elle paraît donner lieu sans jamais rien donner pourtant : ni les paradigmes idéaux des choses ni les copies d&#8217;un démiurge insistant, l&#8217;idée fixe sous les yeux, inscrit en elle.</em></p>
<p><em>Insensible, impassible mais sans cruauté, inaccessible à la rhétorique, khôra décourage, elle est cela même qui désarme les efforts de persuasion et quiconque voudrait avoir le cœur de croire ou le désir de faire croire : par exemple aux figures, tropes ou séductions du discours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>La séance se termine par des images montrant des vues selon différents angles, dans différentes salles dans lesquelles le texte prend toute la surface d&#8217;affichage. Est-ce encore du texte ? Cela dépend du point de vue &#8211; aux sens, littéral et figuré &#8211; du lecteur qui peut y voir des textes à lire, un tissu se formant sous ses yeux, un &laquo;&nbsp;lieux chevêtre&nbsp;&raquo; comme le dit Deligny, aussi un firmament, avec ses nébuleuses, traînées galactiques, naines noires, géantes rouges, soleils en formation&#8230; On a hâte de s&#8217;y promener, tel le vagabon des limbes.</p>
<p>L.D.A</p>
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		<title>parution de &#171;&#160;Machines à écrire &#8211; Littérature et technologies du XIXe au XXIe siècle&#160;&#187; de Isabelle Krzywkowski</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=433</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 20:05:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
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		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[machine]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Éditions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble ont le plaisir de vous présenter leur dernière parution :
 
Ouvrage d&#8217; Isabelle Krzywkowski, paru dans la nouvelle collection « Savoirs littéraires et imaginaires scientifiques » dirigée par Lise Dumasy, Yves Citton et Patrick Pajon
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-
ISBN : 978-2-84310-151-9
Prix : 31 € (+ frais de port)
Ellug / Revues [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Éditions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble ont le plaisir de vous présenter leur dernière parution :</p>
<div id="attachment_435" class="wp-caption alignleft" style="width: 324px"><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/04/ME-couv475.jpg"><img class="size-full wp-image-435 " title="ME-couv475" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/04/ME-couv475.jpg" alt="" width="314" height="475" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<h4>Ouvrage d&#8217; Isabelle Krzywkowski, paru dans la nouvelle collection « Savoirs littéraires et imaginaires scientifiques » dirigée par Lise Dumasy, Yves Citton et Patrick Pajon</h4>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
ISBN : 978-2-84310-151-9<br />
Prix : 31 € (+ frais de port)</p>
<p>Ellug / Revues (Editions Littéraires et Linguistiques de l&#8217;université de Grenoble)<br />
Université Stendhal-Grenoble 3 ; BP 25<br />
38040 Grenoble Cedex 9<br />
tél. : 04 76 82 43 75 : fax. 04 76 82 41 12</p>
<p>Consultation du catalogue et commande : <a href="http://w3.u-grenoble3.fr/ellug/index.html/" target="_blank">http://w3.u-grenoble3.fr/ellug/index.html/</a></p>
<p>Vente en ligne sur : <a href="http://www.lcdpu.fr/" target="_blank">http://www.lcdpu.fr/</a></p>
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		<title>appel : ENER-Espace Numérique et Extension du Réel à l&#8217;ENSAD</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=420</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 08:10:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
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		<category><![CDATA[recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[EnsadLab, École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs
Programme ENER &#8211; Espace Numérique et Extension du Réel
Appel à candidatures 2010/2011 
Dates d&#8217;inscription : du 6 avril au 2 mai 2010.
ENER &#8211; Espace Numérique et Extension du Réel 
EN-ER est un programme dédié à la recherche et au développement de pratiques
artistiques dans des environnements virtuels persistants.
http://ener.ensad.fr 
Recrutement 
EN-ER [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>EnsadLab, École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs</h2>
<h2>Programme ENER &#8211; Espace Numérique et Extension du Réel</h2>
<p><em><strong>Appel à candidatures 2010/2011 </strong></em><br />
Dates d&#8217;inscription : du 6 avril au 2 mai 2010.</p>
<p><strong>ENER &#8211; Espace Numérique et Extension du Réel </strong><br />
EN-ER est un programme dédié à la recherche et au développement de pratiques<br />
artistiques dans des environnements virtuels persistants.<br />
<a href="http://ener.ensad.fr " target="_blank">http://ener.ensad.fr </a></p>
<p><strong>Recrutement </strong><br />
EN-ER souhaite compléter ses effectifs par des profils spécialisés et désireux de<br />
travailler sur des projets dans le cadre d&#8217;une équipe. Titulaire d&#8217;un master ou<br />
équivalent, le candidat devra faire preuve d&#8217;autonomie dans son travail, du sens des<br />
responsabilités et d&#8217;une bonne capacité de dialogue. L&#8217;accueil de candidats inscrits en<br />
doctorat par ailleurs est parfaitement envisageable voire souhaitable.<br />
Nombre d’étudiants-chercheurs en 20010-2011 : De 4 à 6.<br />
Nombre d’étudiants-chercheurs recrutés en 2010 : 2 A 3.</p>
<p><strong>Profils recherchés pour les candidatures </strong><br />
- Plasticien, designer, scénographe ou architecte ayant une bonne connaissance des<br />
nouvelles technologies ;<br />
- Informaticien spécialisé en image de synthèse temps-réel et/ou dans la<br />
communication par réseaux (Internet, serveurs);<br />
- Sociologue travaillant sur les communautés numériques.</p>
<p>Informations pratiques : <a href="http://www.ensad.fr/spip.php?article459" target="_blank">http://www.ensad.fr/spip.php?article459</a><br />
Pour en savoir plus sur le programme consulter : <a href="http://ener.ensad.fr " target="_blank">http://ener.ensad.fr </a><br />
Ou contacter nous: <a href="mailto:info-ener@ensad" target="_blank">info-ener@ensad</a><br />
&#8212;<br />
La liste artsciedu diffuse des informations sur les relations transversales entre Arts ,<br />
Sciences, Education et Entreprises.<br />
Pour vous abonner, vous desabonner, ou consulter les archives, aller sur :<br />
<a href="http://www.limsi.fr/wws/info/artsciedu" target="_blank">http://www.limsi.fr/wws/info/artsciedu</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Appel à communication Cinéma-Art-Technologie à AVANCA (Portugal)</title>
		<link>http://www.hypertexte.org/blog/?p=406</link>
		<comments>http://www.hypertexte.org/blog/?p=406#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 15:37:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
				<category><![CDATA[news]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.hypertexte.org/blog/?p=406</guid>
		<description><![CDATA[Un appel à communication pour AVANCA (Portugal) qui nous est envoyé par notre ami Pierre Barboza :
AVANCA &#124; CINEMA
Conférence internationale Cinéma – Art, Technologie, Communication
www.avanca.org
Dates: 28 au 30 juillet 2010
Lieu : Avanca – Portugal
Le Comité Organisateur de la Conférence Avanca &#124; Cinema, Conférence Internationale de Cinéma – Art, Technologie, Communication, a le plaisir de vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un appel à communication pour AVANCA (Portugal) qui nous est envoyé par notre ami Pierre Barboza :</p>
<h2><strong>AVANCA | CINEMA</strong></h2>
<h2><strong>Conférence internationale Cinéma – Art, Technologie, Communication</strong></h2>
<p><a href="http://www.avanca.org/FR/index_fr.php" target="_blank">www.avanca.org</a></p>
<p>Dates: 28 au 30 juillet 2010<br />
Lieu : Avanca – Portugal</p>
<p>Le Comité Organisateur de la Conférence Avanca | Cinema, Conférence Internationale de Cinéma – Art, Technologie, Communication, a le plaisir de vous inviter à proposer une communication.</p>
<p>Envoi de résumés jusqu’au 23 avril 2010.</p>
<p>AVANCA | CINEMA se veut une conférence qui allie perspectives, singularités et références historiques à une avalanche créative, mentale et explicative, ce qui est le propre du monde de la recherche et du développement.<br />
Les chercheurs du monde entier, de tous les domaines de développement qui s’approchent du CINÉMA, sont invités à soumettre leur contribution.<br />
En juillet 2010, les meilleures communications se retrouveront à Avanca : des chercheurs provenant des cinq continents et des plus divers domaines de recherches, misant ainsi sur la construction d’une nouvelle Tour de Babel, sans barrières communicatives, fruit du langage presque unique et universel du CINÉMA.</p>
<p>Les auteurs sont invités à soumettre leurs contributions selon les thématiques suivantes (celles-ci n&#8217;étant pas exhaustives) :</p>
<p>Cinéma – Art<br />
−    Arts du spectacle et mémoire;<br />
−    Arts performatifs;<br />
−    Arts plastiques et cinématographie;<br />
−    Critique et théorie cinématographique;<br />
−    Écriture de scénario et créativité;<br />
−    Esthétique et sémiotique;<br />
−    Histoire et cinéphilie;<br />
−    Littérature et cinéma;<br />
−    Musique et son en cinéma;</p>
<p>Cinéma – Technologie<br />
−    Architecture d’espaces;<br />
−    Sous-titrage, doublage et audiodescription;<br />
−    Formes langagières pour minorités;<br />
−    Nouvelles Technologies et cinéma;<br />
−    L’espace d’Internet;<br />
−    Supports, formats et nouveaux médias;</p>
<p>Cinéma – Communication<br />
−    Cinéma et pédagogie;<br />
−    Communication sociale, espace public et société;<br />
−    Économie et marketing;<br />
−    Formation académique et professionnelle;<br />
−    Réseaux sociaux et espace filmique;<br />
−    Politique de l’audiovisuel;</p>
<p>Cinéma – Cinéma<br />
−    Cinéma documentaire;<br />
−    Fiction entre image réelle et animation;<br />
−    Parcours, filmographies et genres;<br />
−    Production cinématographique et audiovisuelle.</p>
<p>La proposition de communications devra être effectuée au plus tard le 23 avril 2010, par l’envoi d’un résumé n’excédant pas 250 mots, à l’adresse courriel : conferencia.avanca@gmail.com.<br />
Le résumé devra être rédigé en anglais.   La communication pourra être rédigée dans l&#8217;une des quatre langues de la conférence : portugais, anglais, espagnol ou français.</p>
<p>Pour plus d’informations, <a href="http://www.avanca.org" target="_blank">consultez www.avanca.org</a></p>
<p>AVANCA | CINEMA  &#8211; Conferência Internacional Cinema &#8211; Arte, Tecnologia, Comunicação  Cine-Clube de Avanca<br />
3860-078 Avanca  Portugal<br />
Tel/Fax +351.234.880658</p>
<p>mail : conferencia.avanca@gmail.com<br />
web : www.avanca.org</p>
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		<title>CR séance du groupe HYPERTEXTE – 21 janvier 2010</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 15:20:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Dall'Armellina</dc:creator>
				<category><![CDATA[comptes-rendus]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[journal intime]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour cette réunion de janvier, Oriane Desailligny et Frédérique Mathieu ont préparé chacune une intervention, à  partir de leurs présentations cet été lors des Rencontres Internationales Typographiques de Lure (Provence) et dont le thème était &#171;&#160;Le secret&#160;&#187;.
Nous venons collectivement de décider d&#8217;une autre manière d&#8217;écrire nos compte-rendus, c&#8217;est donc par des fragments personnels que chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour cette réunion de janvier, Oriane Desailligny et Frédérique Mathieu ont préparé chacune une intervention, à  partir de leurs présentations cet été lors des Rencontres Internationales Typographiques de Lure (Provence) et dont le thème était &laquo;&nbsp;Le secret&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Nous venons collectivement de décider d&#8217;une autre manière d&#8217;écrire nos compte-rendus, c&#8217;est donc par des fragments personnels que chaque participant pourra rendre compte d&#8217;un aspect de son choix, exprimant un point de vue sur une question particulière. Je commence donc. Que chacun écrive à la suite de l&#8217;autre !</p>
<p>Nous débutons par un tour de table. Arielle Romeu se présente, enseignante en Lettres à l&#8217;IUT de Montreuil, mobilisée par les questions de pédagogie en milieu difficile / Alexandra Saemmer, MCF Paris 8 / Juan Pablo, en master 2 à Paris8, travaille sur les mondes virtuels, sous la direction de recherche d&#8217;Alexandra / Serge Bouchardon UTC / moi-même. Nous serons rejoins peu après par Stephan H. et Anna. Oriane D.S. Paris 13 &amp; Paris X Nanterre, pôle métiers du livre et Frédérique M., cinéaste, qui travaille actuellement au Théâtre du Soleil, complètent le tour.</p>
<p>De la présentation d&#8217;Oriane je retiens &#8211; mais mon carnet de notes est resté chez Estrella &#8211; alors il faut que je me rappelle, c&#8217;est-à-dire que je re-convoque les souvenirs de cette soirée, autrement dit que je complète le puzzle des faits par les lambeaux de mes souvenirs. Je retiens l&#8217;adresse, ce mouvement de destiner l&#8217;écrit à quelqu&#8217;un, peut-être soi-même, ou un autre ? Et puis qu&#8217;il faut lire entre les lignes car l&#8217;intime se joue là, où ce qui ne se dit pas prend toute la place, dans les plis de ce qui se dit. ( retrouver mon carnet !!! )</p>
<p>Frédérique lance le film Caro Diario de Nani Moretti (1993) [ <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Journal_intime_(film,_1993)" target="_blank">wikipedia</a> ]. Le titre (Cher journal, traduit Journal intime) n&#8217;indique pas  de secret à proprement parler mais bien plutôt la question du journal intime, filmé. Elle nous livre une analyse filmique très fine et complète, montrant la façon du réalisateur de faire entrer les personnages dans le champ, d&#8217;utiliser la musique, ou la bande son. La séquence introductive, du générique, dont les caractères sont faits main, se poursuit par le geste d&#8217;un corps (celui de Nanni Moretti) en mouvement, sur son évident Piaggio PX, écrivant à deux roues la suite de cette page d&#8217;histoire. Un journal motorisé, en vidéo et en trois chapitres.</p>
<p><a href="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/02/caro-diario2.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-396" title="caro-diario2" src="http://www.hypertexte.org/blog/wp-content/uploads/2010/02/caro-diario2-209x300.jpg" alt="" width="209" height="300" /></a></p>
<p>On repense à la séance [ le 26 novembre 2009 ] pendant laquelle Marida nous avait transporté elle aussi dans l&#8217;univers de Jonas Mekas. Car les deux réalisateurs partagent en commun ce goût de l&#8217;écriture vidéo, d&#8217;une caméra stylo, celle du quotidien, avec les questions simples qui y naissent, les rengaines comme les moments de poésie. Enfin les amis que Jonas Mekas filme si bien, et que Moretti fait exister sous la forme de visites (Gerardo). Aussi d&#8217;une altra manière encore lorsqu&#8217;il part en banlieue romaine en un pélerinage jusqu&#8217;à Ostia, sur la plage où Pasolini a été assassiné. S&#8217;arrêtant au milieu des herbes hautes face à un petit mémorial abîmé. C&#8217;est sur le solo de Keith Jarrett (Köln concert) que toute la scène se déroule. Nous n&#8217;avons pas vu tout le film bien sûr, car le propos de Frédérique était de tenter de montrer comment Moretti &laquo;&nbsp;écrit&nbsp;&raquo; avec sa caméra. Pari réussi selon moi&#8230; mais. Une frustration peut-être : de secret il n&#8217;aura pas été question. Il faut dire que je venais de voir &laquo;&nbsp;Tetro&nbsp;&raquo; de F.F Coppola [ <a href="http://www.tetro.com/" target="_blank"> site officiel </a>]. [ <a href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/22/tetro-l-autobiographie-revee-de-francis-ford-coppola_1284011_3476.html" target="_blank">ici un article du Monde</a> ] Et en la matière bien sûr, le choc était grand, et frais. Je me suis rendu compte en parlant de &laquo;&nbsp;Tetro&nbsp;&raquo; avec Oriane et Frédérique à la fin de leur présentation que je m&#8217;étais laissé porté par le thème des rencontres de Lure et non par celui de leur présentation :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Des secrets bien cachés sous les épaisseurs du récit : quelques propositions pour tenter de décrypter l’intime dans un journal. Nous inviterons pour l’occasion quelques blogueurs, diaristes, mais également Jacques Derrida, Nanni M. et peut-être d’autres encore… Bref, seront abordés, pratiques d’écritures, périmètres de l’intime, adresses et jeux de transferts.&nbsp;&raquo; F.M &amp; O.D</p>
<p>Mais que peut-on dire du secret ? Alors c&#8217;est autour du secret qu&#8217;on dit. Merci à toutes les deux pour ces découvertes, je veux voir maintenant Caro Diario d&#8217;un seul trait, en VO :=) et puis je lirai, au hasard des liens, des billets de blogs diaristes avec un autre regard sans doute, la carte postale Derridienne en filigrane.</p>
<p>L.D.A</p>
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